21 mars 2026

Actualités et actions

CSA-SD du Tarn et Garonne : vote défavorable unanime contre

CSA-SD du Tarn et Garonne : vote défavorable unanime contre

Au CSA-SD de préparation de entrée Second degré, l’intersyndicale du Tran et Garonne s’est prononcé contre les propositions de mesures de carte scolaire, en raison d’un budget départemental qu’elles ont collectivement dénoncé.

Les organisations ont ensuite organisé une conférence de presse pour exposer les raisons de cette opposition :

https://www.ladepeche.fr/2026/03/20...


Déclaration de la FSU 82 au CSA du 20 mars 2026

Nous sommes réunis aujourd’hui pour la présentation de la rentrée 2026 en Tarn-et-Garonne :

Nous ne pouvons admettre les effectifs par classe trop élevés.

Le maintien d’effectifs élevés dans de nombreuses classes du département de la 6e à la 3e a un impact sur les conditions de travail des élèves et des personnels.

Nous nous sommes particulièrement penchés sur la classe de seconde. La situation est préoccupante quant aux effectifs par classe dans les lycées montalbanais. En effet la seconde représente une année importante comme porte d’entrée au lycée et palier d’orientation.

M. le Recteur finance les structures avec 30 élèves/division en collège et 36 en lycée, ce que nous dénonçons vivement. De même, le plafond de 28 élèves par classe en éducation prioritaire, fixé lui aussi par le Rectorat, est lui aussi beaucoup trop élevé au regard du public accueilli. Plus que jamais, la FSU revendique des classes à 20 élèves par classe en Education Prioritaire, 24 en collège, 25 en seconde et 30 en première et terminale.

Par ailleurs nous dénonçons les suppressions de postes dans notre département : 26 suppressions de postes dont 6 MCS et 6 créations. Ces suppressions représentent une situation inadmissible et sans doute inédite dans notre département. Nous aurons un certain nombre de questions à poser sur certains postes lors du déroulé de ce CSA.

Nous vous alertons sur les postes définitifs à complément de service car ces postes ont tendance à contraindre les collègues à des déplacements plus longs que les années précédentes.

Nous sommes inquiets sur l’avenir de certaines options et enseignements. Nous suivons entre autres la situation de l’italien ou encore de l’allemand, notamment sur les deux établissements de Caussade. La filière SI est également fragilisée là où elle existe comme au lycée de Valence.

La faiblesse des effectifs en première et en terminale dans 3 de nos lycées fragilise l’offre de formation. C’est le cas pour plusieurs enseignements de spécialité où certaines triplettes sont difficiles à créer.

Dans le même ordre d’idées, nous nous interrogeons sur l’absence du document que nous recevions chaque année listant les modifications de la carte des formations.

Certes le département perd des élèves en raison de la diminution de la natalité qui touche notre pays. Pour autant le prétexte de la baisse démographique n’est pas pertinent : à l’échelle nationale, depuis 2017, des milliers de postes ont été supprimés alors que les effectifs augmentaient. Ainsi il faudrait créer plus de 10 000 postes pour obtenir le même taux d’encadrement qu’en 2017.

Dans notre académie, les postes sont supprimés deux fois plus vite qu’ils n’ont été créés.

L’Etat ne peut plus continuer à réaliser des économies au lieu d’investir pour l’avenir de notre jeunesse. La FSU estime qu’il faut en profiter pour améliorer les conditions de travail des élèves et des enseignants. Cette demande se justifie amplement en raison de nos IPS et de nos taux de réussite aux examens.

Les heures supplémentaires sont trop nombreuses.

Le taux d’heures supplémentaires a augmenté depuis plusieurs années et atteint désormais des sommets. Cette hausse se traduit le plus souvent par l’attribution d’une ou de plusieurs classes supplémentaires. Cette situation est problématique car beaucoup de collègues ne souhaitent pas prendre ces heures supplémentaires en raison de la charge de travail et de leur souci de délivrer un service de qualité.

Le financement public des établissements privés sous contrat.

A l’heure des restrictions budgétaires, des suppressions de postes et de classes, de la limitation drastique des crédits pédagogiques, nous devons sortir progressivement du financement public de l’école privée. En effet il est établi que ces établissements participent à la ségrégation sociale et scolaire de notre jeunesse.

Selon un principe constitutionnel intégré dans le Code de l’Éducation : « l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. » Donner espoir et ambitions à toute la jeunesse dans tout le pays, nécessite de concrétiser partout les visées émancipatrices de l’école publique et laïque. Faute d’ambition pour son développement, elle est aujourd’hui malmenée. Il est urgent que la République soutienne pleinement son école, la seule école de toute la jeunesse vivant dans ce pays.

Le recours aux contractuels

Nous dénonçons le recours massif à des contractuels non formés. Toutefois il n’est pas question de remettre en question l’engagement et la bonne volonté de ces personnels mais la formation en quelques jours et “sur le tas” est un leurre. L’État a l’obligation morale de placer des enseignants formés devant les élèves. La FSU 82 dénonce la politique menée par le ministère qui généralise la contractualisation et la précarité pour des raisons essentiellement financières.

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap

La FSU refuse une conception de l’inclusion axée sur des économies budgétaires au détriment des élèves et des personnels. Les établissements doivent être dotés des moyens nécessaires pour accueillir dignement les élèves en situation de handicap.

Pour améliorer la condition de ces personnels dont le travail est reconnu, la FSU revendique :

  L’abandon de la politique de rationalisation des moyens humains via les PIAL et les PAS.

  Une redéfinition du temps de travail des AESH, permettant l’accès à des emplois à temps complet en restant sur les missions d’accompagnement sur le temps scolaire et en intégrant des temps de concertation, de formation et de préparation.

  La garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24 heures avec un salaire à 1 850 € par mois ;

  La reconnaissance de la professionnalité des accompagnantes et leur place centrale dans une école inclusive ;

  La création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, intégrant et reclassant les agent.es déjà en poste.

Le compte-rendu du CSA, établi par les élues de la FSU, est disponible ci-dessous :