28 janvier 2014

Métier - Politique académique

Mener la bataille dans les collèges

Vous trouverez ci-dessous des outils pour porter le débat lors des CA de préparation de rentrée dans les collèges :

- un argumentaire pour contrer l’expérimentation ;
- un exemple de motion Langues Vivantes à modifier et faire adopter par le CA.


Chronologie du dossier « Langues Vivantes au collège »

Mercredi 5 février : à 14h, devant le Rectorat, rassemblement académique à l’occasion du Conseil Académique de l’Education Nationale (CAEN), instance qui associe aussi les élus locaux. Lecture d’une déclaration inter-syndicale au sein du CAEN.

Lundi 3 février : la Rectrice, voyant la réaction légitime de nombreux CA qui ont déjà voté contre les TRMD, tente de justifier son expérimentation en LV en envoyant une circulaire académique aux chefs d’établissement. La circulaire, et le vade-mecum des IA-IPR qui l’accompagne, apparaissent comme une tentative maladroite de cadrage a posteriori d’un dispositif souvent rejeté dans les établissements.

Nous estimons que cette circulaire ne change rien à l’analyse que nous avons développée, et qui est désormais partagée par une très large intersyndicale, et nous réaffirmons :
- que le CA ne peut voter favorablement qu’une répartition qui respecte les horaires réglementaires (4h de LV1 en sixième)
- que l’amélioration de l’apprentissage des langues passe avant tout par un travail en groupe à effectifs réduits, à une fréquence suffisante, et dans des situations d’apprentissage variées.

L’association des professeurs de Langue Vivante juge sévèrement le projet de la Rectrice

Jeudi 23 janvier : communiqué de presse du SNES-FSU Midi-Pyrénées ; message aux syndiqués de Langues sur le sujet. Le SNES-FSU s’est adressé aux collègues pour les appeler à étudier la situation par rapport à la dotation qui vient d’arriver dans les établissements et à faire remonter leur position.

Les 20 et le 22 janvier : les principaux de collège se sont vu imposer oralement par la Rectrice cette expérimentation généralisée au niveau de toute l’académie. Il faut savoir que cette même tentative autoritaire, présentée par un Recteur, pourtant garant des textes réglementaires, a été repoussée dans l’Académie de Rennes il y a peu.

Le SNES-FSU s’y est aussitôt élevé contre cette décision unilatérale en rappelant que de surcroît aucun bilan n’a jamais été fait des expérimentations locales.

Le SGEN-CFDT et le SE-UNSA approuvent au contraire le principe de cette décision.

De retour dans leurs établissements, de nombreux chefs d’établissement annoncent, sans aucun document écrit, que la LV2 sera mise en place en classe de 5-ième à raison de deux heures par semaine, que l’enseignement de la LV1 en 6-ième se fera à raison de 3 heures par semaine (ce qui déroge aux horaires légaux en 6-ième ) et de renoncer aux classes bi-langues. De plus, les Sections Européennes ne seront maintenues que si la part d’autonomie de l’établissement le permet.
Les informations qui nous remontent des établissements révèlent que des tensions apparaissent déjà dans certains collèges car les collègues voient déjà les conséquences concrètes dans leur établissement (compléments de service, suppressions de postes suite à la diminution d’horaires, etc...).

Jeudi 16 janvier : réunion du CTA (comité technique académique)
Le Rectrice annonce au CTA qu’elle compte généraliser une expérimentation en collège : la mise en place, dès la rentrée 2014, d’un dispositif afin de généraliser l’enseignement pour tous les collégiens d’une LV2 dès la 5-ième à raison de 2 heures par semaine.
Pour pouvoir financer ce dispositif, elle veut demander à tous les collèges de déroger aux horaires légaux en 6-ième et de renoncer aux classes bi-langues. De plus, aucun financement spécifique ne sera plus attribué au titre des sections européennes.