18 janvier 2014

Métier - Politique académique

Déclaration préliminaire de la FSU

Bien que le ministère de l’Education Nationale soit épargné par les suppressions de postes imposées aux autres ministères, que par ailleurs la FSU dénonce, nous estimons que les moyens accordés sont insuffisants. Il en est de même pour la dotation accordée à l’Académie, que se soit pour le premier comme pour le second degré, qui ne permet pas de faire complètement face à l’augmentation des effectifs. Il est donc illusoire d’imaginer que cela pourrait améliorer les conditions d’enseignement pour nos élèves et les conditions de travail de nos collègues, ne serait-ce qu’à la marge !

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Dans le second degré aussi, les chiffres sont extrêmement parlants : pour l’année scolaire 2013, à une prévision de +2400 élèves correspondait une dotation de +369ETP HP ; pour la rentrée 2014, face à une prévision d’environ +2200 élèves, la dotation sera de +117ETP HP, +20 ETP HS. On voit bien alors que les moyens accordés seront insuffisants, ce qui se traduira globalement par une dégradation des taux d’encadrement. Le signe positif donné pour la rentrée 2013 n’aura été que de courte durée. Ainsi, pour retrouver la situation de l’année en cours, nous estimons qu’il manque environ 128 ETP. On est loin du compte, quand on sait qu’il manquait déjà l’année dernière 200 ETP pour retrouver le taux d’encadrement de 2010. Il paraît d’ores et déjà difficile d’effacer dans la mandature les suppressions massives de postes des années passées…
Dans le détail de la dotation, nous observons que le taux d’encadrement des collèges - bien que s’améliorant sensiblement - reste en dessous du prévisionnel de la rentrée2013, si bien que l’amélioration risque d’être très relative s’il advenait, comme souvent depuis quelques années, que le constat d’effectifs dépasse le prévisionnel. Quant aux lycées, la réforme est financée au strict minimum, avec un H/E prévu à la baisse et ramené à l’étiage des années du ministère Chatel.

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Les indicateurs proposés pour la répartition des postes de Chefs de Travaux nous semblent encore perfectibles. Ils ne doivent pas servir à programmer une diminution de moyens, ou mettre en difficulté certains établissements (par exemple les LP à faible effectifs).

Concernant l’Education prioritaire, nous sommes demandeurs d’éclaircissements : en effet, si vous confirmiez que très peu d’établissements seront concernés par des moyens supplémentaires, la déception des collègues serait grande, et cela brouillerait le signal vers l’Education Prioritaire.

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Ces mesures de préparation de rentrée se traduiront une nouvelle fois par des classes surchargées, alourdissant encore les conditions de travail des personnels, et dégradant encore celle des élèves au lieu de les améliorer. Cela nous conduit à dénoncer ce que nous dénoncions déjà sous d’autres gouvernements : nos collègues ne peuvent réaliser l’impossible, et il ne suffit pas de se payer de mots pour effacer une réalité qui s’obstine.
Les moyens programmés par la loi de refondation sont pour le moment largement insuffisants pour inverser la situation.