22 mars 2014

Vie syndicale - Vie interne

Texte action - Congrès académique de Toulouse

La journée de mobilisation du 18 mars, à l’appel des fédérations de fonctionnaires FSU, CGT, FO et solidaires contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires et les pensions a vu une mobilisation encore limitée mais non négligeable. Cette journée ne peut rester isolée, et doit trouver des prolongements rapides : une nouvelle journée d’action la plus unitaire possible, doit être envisagée au plus vite.

Le Congrès estime indispensable dans la période de mettre l’accent plus encore sur la question des salaires. Pour ne pas mettre en grand péril le service public d’éducation, les métiers du second degré, victimes d’une grave crise de recrutement, doivent être revalorisés par la fin du gel du point d’indice, reconstruction de la grille indiciaire, déplafonnement des fins de carrières, doublement de l’ISOE, revalorisation des pensions...

Le congrès académique appelle en outre à la construction d’un mouvement social d’ampleur en France et en Europe pour dénoncer les politiques d’austérité qui au nom du pacte de responsabilité, s’attaque en France à la protection sociale et à la fonction publique. Pour cela, le SNES-FSU s’appuiera, avec la FSU, sur la manifestation du 4 avril à Bruxelles.

Dans l’académie, après l’embellie de la rentrée précédente, la rentrée 2014 se caractérise par le renoncement, puisque la hausse démographique très importante que connaît notre académie ne sera pas couverte par des créations qui sont largement insuffisantes.
Le congrès appelle les établissements à continuer à dénoncer et à agir contre les DHG insuffisantes.

De plus, le Congrès appelle à continuer la bataille contre l’expérimentation sur les LV en collège, et fixe comme objectif l’organisation d’une nouvelle action intersyndicale visible des collègues pouvant prendre la forme de nouveaux rassemblements. Il appelle pour cela à développer la mobilisation en signant et en faisant signer la pétition intersyndicale sur le sujet.

Le congrès appelle à la signature massive de la pétition contre les pré-rentrées en août pour les trois prochaines années. La Section académique déposera un préavis de grève pour le mercredi 11 juin, deuxième journée de rattrapage de la prérentrée du 2 septembre.


Concernant la réécriture des décrets statutaires, le congrès prend note de la traduction dans les projets de décrets des exigences qui ont été avancées par le SNES-FSU tout au long des discussions : définition hebdomadaire du service en heures d’enseignement dans la discipline, encadrement du recours à la bivalence par la référence explicite au volontariat, inscription dans les statuts d’une décharge pour les compléments de service, prise en compte de toutes les heures faites devant élèves de façon uniforme dans le calcul des services, qui concrétisent des demandes anciennes du SNES-FSU.
Le congrès demande que le SNES fasse tout pour obtenir un vote article par article lors du CTM pour mener la bataille des amendements :

- pour limiter et d’encadrer strictement les décisions prises au niveau de l’établissement (missions complémentaires, déjà accessibles aux seuls collègues volontaires) ;
- pour élargir la pondération à tous les établissements de l’éducation prioritaire, et d’avancer des propositions de pondérations plus importantes ;
- pour la transformation de l’indemnité pour effectifs pléthoriques en décharges.
- pour limiter les compléments de service (en cas de présence d’HS dans les établissements ; distances, etc.)

Sur les CPGE, le congrès de Toulouse demande que le SNES-FSU conduise un dialogue avec les associations professionnelles de professeurs de CPGE, afin d’envisager avec elles les suites à donner au mouvement de décembre.

Le Congrès constate aussi les insuffisances du projet. Les collègues en collège sont exclus de toute avancée en terme d’allègement de service et plus généralement, le texte ne porte pas de réelle revalorisation de nos métiers et de réductions de temps de travail pour tous.

En tout état de cause, et en l’état, le décret ne résoudra pas les problèmes qui relèvent de la politique éducative et de la revalorisation des personnels : la lutte syndicale est nécessaire.

Après les premiers signes positifs sur la syndicalisation cette année, le Congrès appelle à la poursuite des actions entreprises, notamment par les S2, en la matière, en vue de confirmer cette tendance l’année prochaine. Ce dispositif s’intègre dans la campagne que le SNES-FSU entend mener, auprès des collègues, en vue des élections professionnelles de décembre 2014. Ce sera un moment décisif de choix pour la profession entre des orientations syndicales différentes. Il s’agit pour nous de faire avancer notre vision d’un syndicalisme majoritaire, de lutte et de transformation sociale.