Rentrée 2011 : l'analyse académique du SNES-FSU

La semaine dernière, le Recteur de l’académie de Toulouse orchestrait sa communication de rentrée. L’ayant tactiquement placé avant le retour dans les classes des enseignants puis des élèves, il pouvait ainsi, sans risque d’être immédiatement contredit, se réjouir de « la rénovation de notre système éducatif » qui « poursuit son chemin cette année encore » .
Dans notre académie, ce que les personnels de l’éducation nationale constatent surtout, ce sont les effets désastreux d’une politique où les élèves et leurs familles paient le prix du désengagement de l’Etat. Et si un chemin est effectivement poursuivi, c’est bien celui du renoncement, à travers des miliers de suppressions d’emplois et des réformes injustes.

Dans notre académie ce sont 2768 élèves supplémentaires qui seront accueillis cette année, mais dans quelles conditions ?

A cette rentrée, ce sont encore 32 postes (ETP) qui sont supprimés, ce qui porte à 370 les postes perdus depuis 2007  !

L’encadrement des élèves par les « Vies scolaires » dans les établissements est quant à lui critique. En effet, plus de 25 postes de CPE (Conseiller principal d’éducation) n’ont pas été pourvus à la rentrée. De plus ce sont une quarantaine de postes d’Assistants d’Education surveillants » ou assistants d’élèves handicapés, pourtant présentées comme une "priorité") qui ont été retirés.

Face aux chiffres, implacables, le Recteur met en avant des réformes séduisantes, joliment emballées : accompagnement éducatif, sport l’après-midi, aide personnalisée, ... Tout un ensemble de dispositifs certes médiatiques, mais qui ne servent que d’écran de fumée pour masquer une réalité de plus en plus sordide pour les élèves :

- les effectifs par classe explosent ;
- les manuels sont souvent absents ou pas renouvelés ;
- les fonds sociaux sont à sec ;
- en raison des recrutements insuffisants, les remplacements seront difficilement assurés par des personnels titulaires (100 personnels de moins), et le recours à des personnels précaires, peu ou mal préparés, sera massif dans les prochaines semaines.

Malgré la dénonciation désormais unanime de leurs conditions de formation, les stagiaires seront encore placés dans les mêmes situations que l’an dernier.

Ainsi, pour les personnels, entre précarité, charge de travail accrue, conditions de travail dégradées, souvent sur deux voire trois établissements dans les zones rurales, la coupe est pleine.

C’est pourquoi, le SNES-FSU Midi-Pyrénées appelle, avec l’intersyndicale unitaire FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education, l’ensemble des personnels à se mettre en grève le mardi 27 septembre dans les collèges et les lycées pour revendiquer l’arrêt des suppressions de postes mais aussi une autre politique éducative et l’abandon des réformes en cours.

Toulouse, lundi 12 septembre 2011