6 février 2015

Métiers - Politique académique

Dispositif rectoral en Langues ... Jusqu’où irons-nous ?

Le 19 janvier, le jour même du Comité Technique Académique au cours duquel la Rectrice de Toulouse présente comme un « enseignement obligatoire réglementaire  » l’enseignement de la LV2 en 5° et le non respect des horaires réglementaires en 6° LV1, elle envoie une circulaire langues vivantes aux chefs d’établissements en collège pour leur annoncer que : «  la continuité des apprentissages doit être au cœur de nos préoccupations  », notamment pour les élèves ayant commencé l’apprentissage de l’espagnol dans le premier degré... Un an pour entendre nos préoccupations et encore une fois des mesures annoncées dans l’urgence, sans aucune concertation avec la profession :
- création "d’ateliers langues vivantes".
- organisation d’un enseignement non linguistique assuré pour partie dans cette langue si c’est possible.
- évaluation en fin de 6° pour la LV1 et en fin de 5° pour la LV2 des compétences orales en compréhension et en expression.

Quant aux solutions proposées par les IPR de langues dans leur deuxième vademecum :
- prise en considération du niveau des élèves et de leur passé linguistique lors de la constitution des groupes en 6° en LV1 et en 5° LV2
- utilisation de l’Accompagnement Personnalisé en 6° pour gérer l’hétérogénéité
- appui sur la variété des supports pour faciliter l’apprentissage de la LV2 en 5°
- possibilité de proposer 3 séances de 40 minutes en 5° LV2
externalisation hors de la classe du temps d’exposition à la langue

Disparition du groupe classe, constitution de groupes de niveau, création "d’ateliers LV", raccourcissement des séances, diminution du temps en classe et externalisation des apprentissages...
Si on voulait introduire au collège ce qui ne fonctionne pas au lycée, on ne s’y prendrait pas autrement. Une expérimentation sans bilan sur le point d’être généralisée ?

Et si l’académie de Toulouse, en bonne élève, anticipait sur le projet du nouveau collège qui s’annonce tout aussi fumeux que l’expérimentation de notre Rectrice ?!