25 mars 2019

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Des refus de temps partiels pour 12 disciplines !

Des refus de temps partiels pour 12 disciplines !

Le Rectorat de Toulouse prévoit les mêmes modalités que l’année 2018-2019 pour la rentrée 2019.

Des collègues dans des disciplines dites déficitaires vont à nouveau et pour la 3e année consécutives se voir refuser une demande de temps partiel !

Ces disciplines ont été identifiées comme déficitaires selon deux critères :
- ressource en TZR
- ressource en Contractuels

Si le calcul donnait un vivier à moins de 5% alors il s’agissait bien d’une discipline déficitaire​.

Conséquence : comme pour la renstrée 2019, ces disciplines sont au nombre de 12 !

Les disciplines concernées sont :​ Lettres Classiques, Histoire-Géographie, Anglais, Philosophie, SES, Mathématiques, Sciences Physiques, SII, Technologie, Lettres-HG (en PLP), Lettres-Ang (en PLP) et Maths-Sciences (en PLP).

Les disciplines comme l’espagnol, les CPE, PsyEN ou l’EPS ne sont pas concernées ​pour le moment ​malgré un manque criant de TZR car ​elles ont un ​« gros vivier » de Contractuels.

Cependant les collègues dans les disciplines déficitaires mais dans les situations suivantes ne verront pas leur tps partiel refusé :
- les 59 ans et + au 01/09/2018,
- les collègues qui ont un enf de moins de 7 ans,
- Les collègues qui ont 1 enf handicapé même adulte,
- les collègues qui ont des difficultés de santé (après avis du MCTR) ou professionnels.

Les temps partiels annualisés seront très exceptionnels. S’ils sont de droit ils ne seront pas refusés en tant que temps partiels mais leur organisation annualisée (4.5 mois/4.5 mois) pourra être refusée.

Nous avons dénoncé un bricolage qui a ses limites car si le métier d’enseignant n’était pas très vite revalorisé ces refus de temps partiels ne seraient plus suffisants.

​Le métier d’enseignant est tellement peu valorisé que de moins en moins d’étudiants en font le choix. Le recours aux contractuels qui certes peuvent être compétents mais manquent de formation et d’information sur la réalité du métier ne suffit plus.

Refuser des temps partiels à des collègues qui renoncent à une partie de leur salaire parce qu’ils ne supportent plus d’être sur plusieurs établissements et de passer leur temps sur la route au détriment de leur vrai travail auprès des élèves, de leur santé ou de leur famille va être contre-productif pour l’ensemble de la communauté éducative et ce sont bien les élèves qui en subiront en premier les conséquences.

Le SNES-FSU accompagnera les collègues victimes de ces décisions.