25 janvier 2012

Métier - Politique académique

Déclaration FSU au CTA du 12 janvier 2012

La rentrée 2012 se prépare encore dans le cadre de la poursuite des suppressions massives d’emplois dans la Fonction Publique et dans l’Education Nationale avec 14000 suppressions d’emplois au niveau national, ce qui se décline dans notre académie avec encore des suppressions d’emplois alors que le nombre d’élèves est en augmentation (-227 emplois alors que 892 élèves supplémentaires sont attendus dans le 1er degré ; 70 ETP supprimés alors que 710 élèves de plus sont prévus dans le second degré). Pour les personnels administratifs, -17ETP sont prévus alors que trois établissements ouvrent à la rentrée, avec la nécessité minimale de création de 8ETP.

Ces chiffres montrent bien les dégradations nouvelles en termes d’emplois et d’encadrement que va subir l’Education Nationale ; la casse et la parcellisation du service public d’Education se poursuivent et s’amplifieront à la prochaine rentrée.
Les traductions de cette politique destructrice vont dans notre académie toucher le 2nd et le 1er degré.

Pour le second degré

Les réformes mises en œuvre en lycée professionnel, en lycée général et technologique sont bien là pour supprimer des postes.

Cette année :
- l’enseignement professionnel paye le prix fort de la réforme de la voie professionnelle, en terme de suppression de postes. (...)
- le H/E en collège n’est pas maintenu et il se détériore notablement dans certains départements alors que la situation est déjà tendue cette année en terme d’effectifs par classe ;
- de même en lycée général et technologique ou le H/E sera plus dégradé ce qui engendrera des dégradations supplémentaires portant sur les effectifs de classes, le regroupement d’élèves, des dédoublements limités, etc. et une réforme pas financée.

Nous déplorons la suppression de postes d’assistants étrangers, alors que leur apport est un réel enrichissement pour l’enseignement des langues.

Concernant les heures supplémentaires, elles sont trop élevées, même si leur progression en pourcentage se stabilise. Nous continuons à demander la transformation en heures postes.

Les moyens accordés aux remplacements sont actuellement très insuffisants, puisque vous ne pouvez plus assurer des remplacements et qu’au mieux, quand ils sont assurés, ils le sont par des personnels précaires ou des néo-retraités auxquels vous avez fait appel.

Concernant le collège, nous dénonçons la non prise en compte du financement des établissements du réseau Réussite Scolaire.

Sur l’Autonomie renforcée des établissements, nous continuons à affirmer que cela conduit à des mises en concurrence des établissements, à renforcer les inégalités.

Concernant les postes administratifs nous demandons la transparence : dans quels services les postes seront-ils supprimés ? IA Rectorat ? EPLE ?