17 janvier 2017

Métier - Politique académique

162 postes … pour suivre la démographie.

15 postes supplémentaires pour les Collèges, 147 pour les Lycées Généraux et Technologiques à la rentrée 2017 dans l’académie de Toulouse : la dotation peut apparaître généreuse, mais il n’en n’est rien au vu des 2373 élèves supplémentaires à accueillir.

Au collège, la réforme voulue par le gouvernement s’est mise en place à la rentrée 2016 avec le principe d’une conservation artificielle et trompeuse des moyens antérieurs. Mais à la rentrée 2017, malgré l’annonce de la création de 4.000 postes au plan national pour l’accompagner, la réforme montrera son vrai visage : celui d’une économie d’une centaine de postes dans notre académie, obtenue par la diminution du volume horaire de classe proposé aux élèves (à nombre d’élèves accueillis constant, un collège de l’académie perdra ainsi des moyens à la rentrée, comme l’a clairement indiqué la Rectrice aux représentants des personnels). Le SNES-FSU, qui a combattu la réduction de l’offre de formation induite par la réforme des collèges, avait donc vu juste. Cette dernière ne produira aucun effet positif pour les élèves, aggravant encore les inégalités scolaires faute de se donner les moyens de les combattre : 15 postes de plus devront permettre d’accueillir 1010 élèves supplémentaires !
Ce constat dans l’enseignement public pousse toujours plus d’élèves vers l’enseignement privé, qui absorbera ainsi le tiers de la hausse des effectifs en collège, quand il scolarisait traditionnellement moins de 20% d’entre eux, ce que nous déplorons.

En Lycée Général et Technologique, aucune amélioration de la situation n’est programmée, les moyens attribués étant tout juste suffisants pour absorber la hausse démographiques (147 postes, pour 1385 élèves supplémentaires accueillis). Les taux d’encadrement demeureront, avec quelques fluctuations, à l’étiage provoqué depuis 2010 par la toujours contestée réforme Chatel, qui continue par ailleurs à aggraver les importants déséquilibres entre les séries, et à dégrader les conditions d’enseignement, notamment dans la filière technologique.

Le quinquennat s’achève dans notre académie sur le constat d’une hausse démographique continue (+9185 élèves accueillis en 5 ans), et de la création dans le même temps de 988 postes au total dans le Second degré. Ces 5 années auront donc permis d’y retrouver des taux d’encadrement équivalents à ceux observés au milieu de la législature précédente, réparant ainsi seulement pour partie les dégradations continues provoquées par les coupes sombres de 2007 à 2012. L’offre éducative à la fin de ce quinquennat reste pour les élèves et leurs familles bien en-deçà de celle d’avant 2007.
L’investissement éducatif n’est pas encore à la hauteur des ambitions que l’on devrait avoir – ce que le SNES dénonce – et ne permet la diminution des effectifs par classe, alors que c’est aujourd’hui un élément prioritaire pour l’amélioration de la prise en charge des élèves et des conditions de travail des personnels.