28 janvier 2015

Métier - Politique académique

Déclaration préliminaire de la FSU

Vous trouverez ci-dessous les principaux extraits de la déclaration. Le texte complet est téléchargeable en fin d’article.

(...) La FSU poursuit l’ambition de la transformation du système éducatif en conjuguant toujours l’intérêt des élèves avec l’amélioration des conditions de rémunérations, de formation et de travail des personnels. Pour cela, il faut des moyens budgétaires à la hauteur de ce défi et ne pas se contenter d’effets de communication et d’affichage médiatique.
Ce n’est pas le cas au regard des emplois accordés à l’académie pour la rentrée 2015.
La répartition des emplois que nous examinons ce jour, s’inscrit dans le cadre d’une politique qui prône la réduction des dépenses publiques, la diminution des emplois publics dans les ministères non prioritaires et la poursuite de l’austérité salariale avec le gel du point d’indice pour la 5e année consécutive.
Dans l’Education les créations d’emploi au regard des postes supprimés les années passées et de la démographie, sont insuffisantes pour améliorer les taux d’encadrement, donc les conditions d’apprentissage pour les élèves et les conditions de travail pour les personnels. Bref, les moyens nouveaux, une fois encore ne permettent pas d’accompagner la hausse démographique ; la tension sur les effectifs est de plus en plus forte, alors qu’une étude récente confirme la forte corrélation entre les effectifs et la réussite (ou l’échec) scolaire. (...)

Dans le second degré
Nous voudrions tout d’abord dénoncer qu’avant la tenue de ce CTA , les dotations aient été transmises à chaque établissement. Cela prouve bien que passer outre l’instance, c’est mépriser les représentants des personnels que nous sommes et de fait nous placer devant le fait accompli. Maintenant, nous demandons à ce que dans les établissements, le temps soit pris pour examiner les DGH, que la précipitation ne soit pas de mise – et nous souhaitons connaître la date des remontées des TRMD.

Concernant les moyens accordées, la situation dans les collèges, lycées généraux, technologiques, professionnels se dégrade en terme d’encadrement, puisque le H/E est en baisse. En collège, la baisse des effectifs aurait dû conduire à une amélioration de la situation, il n’en est rien. En lycées, la forte hausse démographique n’est pas financée, le H/E est le plus bas depuis 2009.

La dotation en collège subit une baisse significative sans aucune commune mesure avec les baisses d’effectifs. La coupe prévue, hors ajustements aux effectifs, est de plus de 20 ETP. La légère embellie que nous avons connue est donc bien terminée et c’est déplorable.
La FSU dénonce également le choix de persister dans l’expérimentation d’une LV2 en 5e financée par une amputation des horaires nationaux en LV1 6e, d’autant que cette expérimentation n’a toujours pas fait l’objet d’un quelconque bilan.

Cette année, suite aux nouveaux décrets, une enveloppe indemnitaire pour Mission particulière est fléchée : nous nous étonnons d’une mise en œuvre alors que les décrets d’application n’ont pas encore été examinés en CTM ! Nous y demandons un cadrage national des missions et des indemnités correspondantes, et du lien entre les deux. Nous rappelons notre attachement à un système de décharges plus qu’à une rémunération indemnitaire pour assurer ce type de missions. (...)

Concernant l’Education Prioritaire
Les fortes mobilisations de l’Éducation Prioritaire ont montré le profond attachement de l’ensemble de la communauté éducative au principe de « donner plus à celles et ceux qui ont le moins » dans le cadre du service public d’éducation.
Le choix fait par le gouvernement de reconstituer la cartographie à moyens constants n’est pas à la hauteur. En effet, les effets de la crise et l’augmentation de la paupérisation d’une part importante de la population nécessitent que la cartographie se fasse à partir des besoins recensés et non d’un nombre de réseaux préétabli.
Le deuxième problème est le choix fait d’une labellisation sur la base d’un collège « tête de réseau ». Dans ce cadre, les écoles isolées ne sont pas prises en compte.
Par ailleurs nous demandons l’extension à tous les personnels de l’indemnité REP, REP+.
Pour la pondération de 0,1 pour les enseignants du second degré en REP+, nous demandons qu’elle soit compensée en heures postes. Quant aux collèges REP, comment comprendre qu’ils n’ont pas la garantie d’avoir des moyens supplémentaires ?


C’est dans ce contexte général, que la FSU appelle tous les agents de l’Education Nationale à la grève le 3 février.