14 décembre 2014

Défense des personnels

Déclaration préalable des commissaires paritaires SNES-FSU

En préambule de cette déclaration, nous souhaitons préciser que nous déplorons fortement les conditions inacceptables de convocation de cette CAPA. En effet, les documents, inexploitables en l’état, n’ont été transmis que le mardi 9 décembre. De plus le calendrier prévisionnel du 18 novembre annonçait la tenue de cette CAPA pour 14h, horaire confirmé par les convocations du 4 décembre, avant une dernière convocation du 9 décembre pour un horaire de CAPA à 9h. Ces faits, contraires aux obligations préconisées par les textes réglementaires, nuisent fortement à l’exercice du paritarisme en rendant difficile l’organisation du travail des élus, d’autant plus que le SNES-FSU dans sa représentativité tient à refléter l’académie et donc à avoir des élus couvrant le large territoire géographique de cette académie.
Il est fort regrettable que toutes ces difficultés surviennent moins d’une semaine après la clôture des élections professionnelles au cours desquelles l’ensemble des personnels de l’institution a été mobilisé autour de la question du paritarisme.
Ces élections ont connu un taux de participation de 64,77% en hausse par rapport à 2011 et légèrement supérieur à la participation nationale (62%). Le SNES-FSU demeure le syndicat majoritaire au niveau national. Néanmoins ce taux, même s’il est significatif, ne nous fait pas oublier que le vote électronique rassemble beaucoup moins de suffrages que le vote papier. Cela a été amplifié par des difficultés techniques : pas de bureau de vote le 4 décembre, réseau rendant impossible le vote, serveur saturé, ...

Le SNES-FSU qui retrouve de façon claire une place de syndicat majoritaire dans l’académie pour le prochain mandat, tient à réaffirmer ses revendications, revendications qui ont toute leur place dans cette CAPA d’avancement d’échelon, puisque elle est en lien direct avec les salaires d’une part et l’évaluation d’autre part .
- L’indispensable revalorisation salariale et la levée du blocage du point d’indice. Cette situation est d’autant plus inacceptable que certains personnels de la fonction publique ont bénéficié d’une nouvelle bonification indiciaire... rétroactive !
- Un retour au début de carrière à l’échelon 3. Pour l’instant, la rentrée 2015 est prévu un début de carrière à l’échelon 1 soit 1200 euros net pour un recrutement à niveau master 2.
- L’avancement de carrière qu’il faut déconnecter de la question de l’évaluation ; le SNES-FSU revendique une double notation pour le corps qui va de pair avec la création d’un corps d’inspection spécifique issu de la catégorie. Ce n’est pas en sanctionnant financièrement un CPE qu’il fera mieux son travail.
- La création urgente d’un avancement d’échelon au meilleur rythme qui doit être le plus favorable pour tous. De nombreux corps de fonctionnaires de catégorie A ont déjà une évaluation de la carrière à un rythme unique (chefs d’établissement par exemple) .Ce principe d’avancement de carrière ne fait pas débat ni ne remet en question l’engagement professionnel des agents concernés.

Pour terminer nous tenons à saluer nos collègues qui siègent pour la dernière fois, avant l’installation des nouvelles commissions et à les remercier chaleureusement pour leur engagement.

Les commissaires paritaires SNES-FSU
Benoît Aubertin, Stéphane Gastou, Catherine Gourbier, Annie Grenier, Brigitte Lacorre et Isabelle Pinéro.