17 novembre 2013

Métier - Politique académique

Déclaration préliminaire de la FSU

Figurent ci-dessous les principaux passages de la déclaration concernant la situation à la rentrée dans le second degré. Le texte complet de la déclaration est téléchargeable ci-dessous.

Les analyses que nous avons faites lors du CTA de Janvier sont vérifiées. Si les moyens supplémentaires améliorent légèrement la situation de 2012, force est de constater que ces moyens ne sont pas en mesure d’apporter une amélioration notable et perceptible pour les personnels et les élèves sur le terrain.

La rentrée dans les établissements ainsi marquée par des changements de faible ampleur, d’autant plus dans une académie à forte poussée démographique. De ce point de vue l’augmentation plus forte que prévue des effectifs, de manière récurrente, ce qui nous interroge, engendre même une situation plus défavorable globalement que celle prévue en Janvier. La question des effectifs par classe est pour nous une préoccupation majeure, encore beaucoup trop de divisions dépassent les 30, voire 31 élèves en collège, et 35/36 en lycée.

Nous constatons aussi que vous avez été conduit à transformer des heures postes en HSA, principe que nous ne pouvons accepter, et nous vous demandons des explications plus précises sur le sujet. Ainsi la baisse amorcée des HSA n’est plus effective, les HSA restent encore beaucoup trop élevées.

Par ailleurs, la crise de recrutement qui a conduit à de nombreux postes non pourvus au concours de recrutement a des effets sur le terrain : postes non pourvus à l’issue du mouvement, potentiel de remplacement utilisé dès le début de l’année pour pallier l’insuffisance d’enseignants, hypothéquant de fait la capacité à ce que les remplacements soient assurés.

De plus la suppression de postes d’Assistants d’Education conduit à des situations d’encadrement dégradées.

Enfin, le sentiment d’une rentrée identique est renforcé par la non remise en cause des réformes mises en place par le précédent gouvernement : réforme des lycées tout particulièrement dont nous demandons la mise à plat, maintien du LPC, et de la note de vie scolaire au collège.

(...)

Globalement, en conclusion sur le bilan budgétaire de rentrée, nous avons de nombreux indicateurs qui prouvent que les moyens ne sont pas à la hauteur pour améliorer significativement la situation de l’Ecole et de ses personnels, qui de plus verront leur salaire stagner pour la quatrième année consécutive. Dans ce contexte le cafouillage autour de la journée de septembre rattrapée est mal vécue par les personnels.

Après l’adoption de la loi d’orientation, les premiers textes qui ont été publiés (Conseil Ecole-Collège, nouveaux cycles) posent problème : une classe de 6e qui se retrouve comme la fin de la scolarité du premier degré ; une classe de 3éme qui devient une fin de cycle, qui ne correspond pas à la fin de la scolarité obligatoire. Il est donc urgent de repenser la transition 3e /2nde, d’autant plus dans le contexte académique d’une augmentation d’élèves qui passent en 2nde. La FSU et ses syndicats s’opposeront à toutes mesures qui tendraient à inscrire le collège dans une école du socle dont la conception va à rebours des besoins d’élévation du niveau de formation et de qualification.

Concernant la mise en place de l’ESPE, nous ne pouvons que déplorer les conditions de cette rentrée, et les choix répétés d’opacité dans sa construction, depuis le début.
Cela perturbe au quotidien le bon fonctionnement de ce qui devait être le signe d’une rupture avec le passé, aussi bien pour les usagers que les personnels. L’organisation des élections au Conseil d’Ecole de l’ESPE, dans des délais intenables, est révélatrice de la volonté de passage en force, et en contournant les organisations syndicales ; il nous est difficile de comprendre comment les organisations représentatives de nos professions soient ainsi écartées des questions de formation initiale.

Nous voudrions terminer par dénoncer le retard pris dans la mise en place de l’organisation des Assises de l’Education Prioritaire, et surtout sur le fait que les demi-journées banalisées dans les établissements du 2nd degré n’aient pas été accordées.