8 janvier 2013

Métier - Politique académique

Concours externes et troisièmes concours (Session 2014 exceptionnelle) - Concours réservés

Pour les informations sur les concours externes et troisième concours

Les textes officiels sur les concours transitoires (2013-2 appelés aussi 2014 anticipés) sont parus.
Les concours concernés pour le second degré sont :
- le CAPES (externe et réservé) ;
- le CAPLP externe ;
- le CAPEPS externe.

Date d’inscription : par internet (http://www.education.gouv.fr/siac2 ) du mardi 15 janvier 2013, à partir de 12 heures, au jeudi 21 février 2013 à 17 heures, heure de Paris.

Conditions d’inscriptions (Concours externe) :
- être inscrit en M1 ou titre ou niveau équivalent ;
- ou être détenteur d’un M1 ou titre ou niveau équivalent ;
- ou être inscrit en M2 ou titre ou niveau équivalent ;
- ou être détenteur d’un master ou diplôme équivalent ;
- ou pour les candidats au CAPET ayant ou ayant eu la qualité de cadre au sens de la convention collective du travail dont ils relèvent ou dont ils relevaient, justifiant, à la date de publication des résultats d’admissibilité, de cinq années de pratique professionnelle effectuées en leur qualité de cadre ;
- ou être père ou mère de 3 enfants ou sportifs de haut niveau (ils sont dispensés du titre ou diplôme requis).

Les candidats aux concours 2013 peuvent s’inscrire.

Conditions d’inscriptions (3e Concours) :
Aucune condition de titre ou de diplôme n’est exigée des candidats.
En revanche, les candidats doivent justifier à la date de publication des résultats d’admissibilité aux concours de l’exercice, pendant une durée de cinq ans au moins, d’une ou de plusieurs activités professionnelles accomplies dans le cadre d’un contrat de droit privé au sein de la Fonction Publique.
Seuls des concours de recrutement en Documentation, Anglais, Langues des signes, Mathématiques, et Lettres Modernes sont proposés.

Conditions d’inscriptions (Concours réservés)
Aucune condition de titres ou diplômes.
Possibilité d’inscription pour les candidats étrangers, hors Union européenne et Espace économique européen, en instance d’acquisition de la nationalité française, au plus tard à la date d’envoi du dossier de RAEP.
Les conditions d’éligibilité et personnels concernés sont les suivantes : les personnels concernés dans le second degré sont essentiellement les contractuels, les vacataires, les MA de l’EN, les contractuels du supérieur, les formateurs agents de droit public en CFA, MGI ou MIJEN, les contractuels GRETA qui remplissent les conditions exigées (4 années de service accomplies au cours des six années précédant le 31 mars 2011, ou à la date de clôture des inscriptions au recrutement réservé.
Lire notre publication spécifique

Contenus des concours : pas de changement par rapport aux concours 2013-1 (session de novembre 2012, oraux juin 2012) et aux concours 2012.

Calendrier :
- Epreuves écrites d’admissibilité : du lundi 17 au mardi 27 juin 2013 (voir le détail pour les concours externes, pour les troisième concours) et pour les concours réservés.
- Epreuves orales d’admission : juin 2014

Condition requise pour passer les épreuves orales d’admission en juin 2014 (concours externes) : être admissible et :
- soit être inscrit en dernière année d’études en vue de l’obtention d’un master ou d’un titre ou diplôme reconnu équivalent ;
- soit être déjà titulaire d’un master.

Condition requise pour être nommé stagiaire à la rentrée 2014 (concours externes) : être admis et détenteur d’un master ou d’un diplôme équivalent. Si le master n’est pas obtenu, report d’un an du stage.

Condition pour être titularisé à la rentrée 2015 : avoir validé le CLES2 et le C2i2e ou avoir une équivalence, une dispense de ces certifications.

Nombre de postes : Il y aura 21350 postes sur l’ensemble 1e et 2nd degrés. Aucune répartition plus précise n’est connue.

Statut des lauréats entre les écrits de juin 2013 et les oraux de juin 2014
Ils sont admissibles ce qui ne correspond à aucun statut de la fonction publique et donc n’apporte aucun droit si ce n’est celui de pouvoir se présenter aux oraux. Ils ne deviennent donc pas « fonctionnaires stagiaires » comme les lauréats de la session 2013 classique.

Pour ceux qui le souhaitent (ce n’est donc pas obligatoire), ils pourront avoir un service d’enseignant ou de CPE non-titulaire. Ils auront alors le statut de contractuels c’est à dire non-titulaire à durée déterminé. Dans ce cas, ils auront des classes à l’année dont ils seraient le professeur ou le CPE.

Le temps de service sera équivalent au tiers de l’obligation de service d’un titulaire (donc 6 h pour les enseignants, 12h pour les CPE et enseignants documentalistes), rémunéré à mi-temps de contractuel. On ne connaît pas la rémunération exacte car elle change en fonction des grilles académiques (en moyenne 600 euros net/mois). Pour les admissibles qui ont déjà le M2 à la rentrée de septembre 2013, ils pourront, s’ils le souhaitent, réaliser davantage d’heures de service d’enseignement que le tiers-temps prévu mais on ne sait pas dans ce cas quelle sera leur rémunération.

Appelé stage, ce service ne correspond en rien à l’année de fonctionnaire stagiaire qu’il faudra accomplir en 2014/2015.

Statut des lauréats du 01/09/14 au 31/08/15
Aucune information officielle n’est parue mais il semblerait qu’ils soient stagiaires à plein temps. La titularisation ne sera prononcée qu’au 1/09/2015. Les étudiants qui ont réussi les oraux d’admission mais qui n’ont pas validé leur M2 au 1er septembre 2014 seront en report de stage. Ils devront valider leur M2 pour le 1e septembre 2015. dans le cas contraire, ils perdront le béénfice du concours

Schéma explicatif
Schéma explicatif

Qu’en pense le SNES-FSU ?

Pour le SNES-FSU, augmenter les recrutements et ramener les étudiants vers les concours est une nécessité. Mais ce concours transitoire se fait dans la précipitation et dans un flou inquiétant. De plus proposer un service en responsabilité à des étudiants n’ayant pas fini leur formation, pour certains n’ayant aucune formation professionnelle, les mettra en difficulté puisqu’ils devront assumer en plus de leurs classes : le M2, la préparation des oraux et un boulot complémentaire car un mi-temps ne fait pas vivre. Or beaucoup d’étudiants ont besoin de travailler faute d’aides aux études, ils n’auront pas forcément la possibilité de refuser cette « opportunité ». Le rétablissement de la formation annoncée par Vincent Peillon est donc en réalité l’institution de la précarité comme passage obligé de l’entrée dans le métier.