Organisée par le SNES, elle entend faire le point sur la situation des stagiaires à la veille des congés, et dénoncer leurs conditions de travail et de formation.

Le SNES-FSU organise ce mercredi 20 octobre une journée nationale destinée à attirer l’attention sur les conditions de travail et de formation des professeurs stagiaires du second degré tout récemment lauréats de concours.

Divers échos ont été donnés, dans tout le pays, depuis deux mois dans les média locaux et nationaux à la situation faite à nos collègues enseignants, CPE (Conseillers Principaux d’Education) et documentalistes qui débutent dans nos métiers.

Dans l’Académie de Toulouse, nous commençons à pouvoir dresser un bilan - négatif - de la rentrée de ces collègues débutants ; au-delà des démissions déjà enregistrées, et des congés maladie qui se multiplient, une enquête encore en cours auprès des stagiaires confirme déjà les avertissements et analyses du SNES-FSU, connus depuis plusieurs mois :

- Si l’immense majorité aborde le métier avec enthousiasme, la charge de travail est particulièrement lourde, bien au-delà des 40h hebdomadaires, et génératrice d’un stress important, systématiquement dénoncé par nos collègues. Le sentiment du travail dans l’urgence et sans filet s’exprime largement.

- Malgré les recommandations officielles, plus d’un quart de ces fonctionnaires stagiaires seraient en responsabilité d’au moins une classe à examen (Troisième, Terminale ou Première pour les disciplines à épreuves anticipées au baccalauréat), et chacun assure un service devant 4,5 classes (en moyenne).

- La formation proposée « au plus près », sous forme de tutorat, ne suffit pas à combler les importants besoins de formation de ces collègues inexpérimentés. De plus, la formation complémentaire constitue une charge de travail supplémentaire, au lieu de permettre le recul et la réflexion sur les pratiques professionnelles, puisqu’elle est prévue en plus du service à temps plein devant élèves.

Le SNES-FSU continuera au plan local à faire émerger les difficultés de nos collègues, tout en montrant la solidarité des collègues plus expérimentés. Il continuera d’intervenir à tous les niveaux pour que soient revues les modalités d’entrée dans le métier. Il envisagera des formes d’action plus visibles en novembre, en s’appuyant sur le vécu des collègues dans les établissements.
En particulier, il redemande, pour l’avenir, que les néo-recrutés disposent d’un allègement du temps de service en présence des élèves (6 heures de cours comme dans un passé très récent) pour permettre une formation professionnelle rénovée et consolidée, qui ne laisse pas les nouveaux collègues seuls au pied de difficultés génératrices d’une grande souffrance professionnelle.