Le mouvement cette année s’est déroulé dans un contexte très dur d’attaque du paritarisme (cf. pétition académique, conférence de presse du 26 juin 2009, etc).

Jamais les résultats n’ont été aussi tardifs et nombre de collègues ont été perturbés par la publication du projet du mouvement perdant parfois confiance dans l’administration et sa volonté de traiter les collègues avec le respect qui leur est dû. Et cela le Recteur en porte toute la responsabilité.

Les obstacles au contrôle du mouvement par les commissaires paritaires ont été nombreux, bien plus nombreux que d’habitude :

- documents remis volontairement avec retard aux commissaires paritaires ;
- volonté déclarée de ne pas changer le projet initial même en cas d’erreurs avérées ;
- refus de procéder à des opérations d’amélioration du projet dans le respect des barèmes et des règles, opérations d’amélioration qui étaient validées les années précédentes par le Rectorat ;
- pour la 1re fois, les demandeurs de mutation ont été informés de leur possible affectation avant les élus qui les représentent ! Ce décalage, maintenu malgré les demandes réitérées de l’intersyndicale depuis le mois de février, montre bien , qu’au-delà d’une pure opération de comm’ auprès des collègues, la volonté réelle de l’administration est de contourner le rôle des instances paritaires.

Tout cela au mépris même des objectifs affichés d’amélioration de taux de satisfaction des demandeurs de mutation et du taux de mobilité, déjà bien mis à mal pourtant avec les nombreuses suppressions de postes.

De plus et contrairement aux déclarations du Recteur devant les médias et dans la dépêche de l’AEF du secrétaire général, il ne s’agit pas pour le SNES de « maîtriser le mouvement », mais de veiller au respect des règles et des barèmes pour qu’un maximum de collègues soient affectés au mieux dans leurs vœux. Ce n’est pas « faire de la dentelle » (cf. propos du secrétaire général), mais veiller à l’équité de traitement entre demandeurs. D’ailleurs on ne peut que s’indigner de certaines déclarations qui donnent plus de valeur au travail d’un algorithme (« algo a pris le parti (sic) d’affecter différemment de ce que vous proposez ») qu’aux élus du personnel.

Les commissaires paritaires, dans ce contexte très mouvementé, n’ont pas cédé aux pressions et ont continué leur travail de vérifications, de propositions d’améliorations ainsi que l’information des collègues.

Nous continuons à exiger la tenue de CAPA, avant la rentrée scolaire 2009, pour procéder à l’affectation des TZR, des stagiaires en situation, ainsi qu’à l’examen des demandes de révision d’affectation : il serait tout à fait inéquitable que ces personnels (qui représentent tout de même plusieurs centaines de personnes) ne puissent pas bénéficier de la même représentation par leurs élus que les autres.