7 décembre 2008

Défense des personnels

Les personnels de l’académie donnent à nouveau une large majorité absolue au SNES

La hausse de la participation (près de 65 % des inscrits) dans un secteur où elle a toujours été importante témoigne de l’attachement des personnels au paritarisme et dément les propos du ministre sur le divorce entre les organisations syndicales et la profession.

Dans un contexte difficile où le gouvernement multiplie les attaques contre les services publics et le système éducatif, où il dénigre systématiquement les syndicats qui contestent ses choix et luttent résolument pour d’autres réformes que celles qu’il avance, le SNES Midi-Pyrénées recueille plus de la moitié des votes exprimés pour les CAPA.

Avec 54,78% des voix, et malgré une baisse de 1,72 points, il reste très loin devant les autres organisations syndicales : le SE-UNSA obtient 13,55 % suivi du SGEN-CFDT (8,94%), du SNALC (7,72%) et de SUD (7,55%). Tous les autres sont en dessous de la barre des 3% des voix.
Tant au niveau académique que national, ces résultats confirment le profond attachement de la profession à l’orientation syndicale mise en œuvre par le SNES et à sa conception de l’activité syndicale ancrée sur le débat, la recherche d’alliances et du soutien de l’opinion publique, l’élaboration et la mise en avant de propositions alternatives, la mobilisation massive des personnels pour les faire aboutir.
Ils témoignent de la détermination de la profession face à une politique éducative essentiellement caractérisée par une réforme des lycées massivement rejetée, par la réduction de l’offre de formation, par la diminution du nombre d’emplois, par l’absence de revalorisation.
Ils confortent le SNES comme premier syndicat du second degré et cette position largement majoritaire confirme sa légitimité à porter les revendications de nos professions.

Le ministre va-t-il enfin entendre les demandes exprimées par les personnels par ce vote ?

Le SNES Midi-Pyrénées remercie les milliers de collègues qui viennent de lui renouveler leur confiance.
Avec eux, il maintiendra la pression sur le gouvernement pour une autre politique éducative.

Toulouse, le 6 décembre 2008